- TakaMAka - 

Je voudrais saisir la potion, la recette de ton rire

La planquer dans mon baluchon sur les rives de TakaMAka

Y croiser l'hydre aux yeux Birmans dans la tempête des fakirs

La faire jaillir en un volcan en milliers d'éclats

Et tous ces élans poésie ô terre des oiseaux paradis

Et tous ces tourments de folie aux terres des oiseaux

TakaMAka té éré maowa, TakaMAka né ti mai té moana

Patitifa, té éré nei ao té éré nei ao

Et je voudrais cette potion de pluie fontaine

La diluer dans mes chaudrons à la nuit vienne

L'enrôler les milles voix sorcières

Et de leur magie messagère ... te rendre fou

TakaMAka té éré maowa, TakaMAka né ti mai té moana

Patitifa, té éré nei ao té éré nei ao

Je voudrais saisir la potion, la recette de ton âme

La planquer dans mon baluchon sur les rives de TakaMAka

Y croiser l'hydre aux yeux Birmans dans la flamme

Au millier d'éclats du volcan, m'élancer vers toi

Et tous ces élans poésie ô terre des oiseaux paradis

Et tous ces tourments de folie aux terres des oiseaux

TakaMAka té éré maowa, TakaMAka né ti mai té moana

Patitifa, té éré nei ao té éré nei ao

 - C'EsT CoN QuaNd j'Y pENse - 

J'ai changé les draps de mon lit

Organisé ma penderie

Trié viré quelques habits

Epousseté mon tapis

J'ai carburé, pas fatiguée

Les heures figeaient mon calendrier

J'ai classé deux trois papiers

Et me suis arrêtée

Aux interstices d'un jeu ricochet

où l'amour demande audience

La notice, personne ne l'avait 

Aux interstices d'un jeu ricochet

où l'amour demande audience

La notice, j'l'avais égarée

C'est con quand j'y pense

J'ai chassé deux trois araignées

Regardé pousser l'gazon d'à coté

Bricolé mes jouets cassés

Fini mon café

Astiqué rangé frotté

D'heure en heure j'ai tout nettoyé

J'agitais mes bras mes pieds

Et me suis arrêtée

Aux interstices d'un jeu ricochet

Où l'amour demande audience

Pour tout dire, fallait m'expliquer

La notice, personne ne l'avait

J'avais tout déménagé

Il ne restait qu'un p'tit coin dans l'allée

Et là,  j'l'ai retrouvée

 - LE souFFLE de LA TeRRe -

J'ai vu la rivière, me donner la beauté des ondes

Je l'ai vue si fière, me couvrir de courbes profondes

Elle m'a fait devenir, un océan carmin, éclatant de rire

J'avais à mes chevilles, l'élan des lendemains, et ce ventre de fille

J'avais sur les épaules, tant de bouquets de roses, et des hanches de cire

J'avais au bout des doigts, des âmes attachées, que je faisais languir

J'avais sur chaque sein, l'empreinte de tes mains, gardées de nos soupirs

J'étais une anguille sanguine, facile et vagabonde

Fine comme l'aiguille, qui faufile vacille gracile et féconde

Une Lysistrata, nymphe d'Artémisia, je scandais de mes bras,

L'air de mes opéras, sous mes cheveux lilas, l'hiver n'existait pas

Eternelle éphémère, j'étais lumière, la vie se berçait

Du chant de mes grands-mères, porteuses de rêves

Souffle de la terre

Je chante pour les femmes que l'on a blessées

Que l'on a abusées, que l'on a privées de leur liberté

De la liberté

Par de tout petits- peu, de petits pas de deux, d'une pierre à la fronde

Une Lysistrata, nymphe d'Artémisia, je scande de mes bras,

L'air de mes opéras,

Sous mes cheveux lilas, l'hiver n'existe pas

Eternelle éphémère, éternelle éphémère

Je suis la lumière, lumière, lumière

 - Je Ne SaiS PaS MouRiR -

Dans ma citrouille expire toute monnaie de singe, et te voilà partir au clairon du bastringue

Il me faut bien mourir, mais je ...  je ne sais pas, je ne sais pas mourir à l'heure où toi, tu me flingues

Expire, souffle dézingue dans ce néant de dingue, je ne sais pas mourir, à l'être qui m'épingle

Je ne sais pas mourir, tracent les kilomètres, claquent dans ma tête, je ne sais pas mourir

Toi tu bottes en touche, bats tes ailes de mouche, au loin la ville accouchera demain d'un nouveau jour

Sans toi ....................... et moi, je ne sais pas mourir

Sans toi

Ô coeurs d'asiles, qui me tendront les bras, étreintes au creux, du froid de te perdre dans ce flou

Au loin la ville, accouchera, demain, d'un jour sans toi, c'est fou

Et on me trouvera debout, je ne sais pas, je ne sais pas mourir du tout

Et on me trouvera debout, je ne sais pas, je ne sais pas mourir sans nous

Je suis reine amazone et non, je ne sais pas, je ne sais pas mourir, à l'heure où tu te tires

Je suis reine amazone et non, je ne sais pas, je ne sais pas

Je ne sais pas mourir du tout

 - La BRaNchE -

Faut scier la branche, si tu as posé ton cul dessus

Au scolopendre, sacrifie ta déconvenue

Mon gars, tu n'as qu'à pas regarder en bas

Jette toi là ou là scie là scie là si la si la

Sciez sciez le bois, sciez la branche

Du mal qui me ploie, me broie me lance

Moi je donne ma chance à la dame blanche

Je demande droit de clémence, droit de vacances

Scie là, scie ta docile existence dodue

Scie là, à quelle fréquence est-ce inaperçu

Scie là, scie ta docile existence repue

Scie là, sur l'apparence d'une voie sans issue

Scie là scie là scie là si la si la 

Dis moi si la, si la, si ta scie fait ça

Scie la si la scie là si la si la

Et tu tomberas, ou pas

Ventre apeuré n'a d'oreille de ci delà

Que si la cruche se brise au chien qui aboie

Un tiens vaut moins si la que sans toi ni moi

Et moi, j'y suis et je n'y échapperai pas

C'est pas du confort que j'veux, c'est du silence

Je craque, passage à l'acte, c'est l'état d'urgence

Donne moi la mort, je suis prise à corps perdu

Et je prie très fort, pour voir mon âme ambigüe

Scie là, si ta docile existence dodue

Scie là, à quelle fréquence est-ce inaperçu

Scie là, si ta docile existence repue

Scie là, sur l'apparence d'une voie sans issue

D'autres poèmes dans mon recueil Femme Pistil éditions l'Harmattan

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